Enfants de la rue
Baignés de lune!
Livrés à eux mêmes
Dans une vie implacable.

Je deviens effrayée!
Pourquoi la rougeole
Seulement touche-t-elle
Les enfants déjà vaccinés?

Où sont les soins?
Médicaments  non donnés...
Les toxicomes ne souffrent-ils
D'aucune maladies?

Ni le froid ni la rosée
N'affaiblissent les petits
Décharnés et brunets,
Sans rien pour se couvrir.

Et pourtant, ils meurent Abattus par un coup de feu
Lâche, ciblé
Dans la muette obscurité.

Enfant, va-t-en
Sans tes maladies...
A ton départ, tu sais
Personne ne pleurera ici.

La lune, seule, pleure
Cherchant dans la rue
Ton âme si nue,
Si triste, à toi seul.



Un Hommage aux enfants tués par des agents de police lâches,
près de la Cathédrale Candelária, à Rio de Janeiro.