Je ne veux plus
Que tu entres dans mes pensées
Déjà tournées vers le néant.
Je ne veux plus
Que tes yeux se promènent sur mon visage triste,
Si souvent en larmes,
Maître d'un monde d'expressions
Dont nul, n'a jamais su les définir.
Je ne veux plus
Que ta voix blesse mes oreilles
Déjà habituées à d'autres bruits,
Comme le bruissement des ailes des papillons
Reveillés pour s'envoler.
Je ne veux plus
Que mon regard lassé
Croise ton regard ironique et moqueur
De la conquête que tu as cru l'avoir faite.
Je ne veux plus
Que tes mains, feignants d'être distraites,
Essaient d'effleurer mes mains épuisées.
Je veux seulement rester dans mon coin,
Souffrant de mes déboires,
Qui existaient déjà

Bien avant ton arrivée.
Cette poésie a reçu un prix lors d'un concours littéraire au niveau national.